Citation du jour:

N'oubliez pas de faire un don. Nous avons besoin de votre aide en ces temps difficiles.Faire un don.

Complément alimentaire - Levure de riz rouge

Agrandir l'image
La levure de riz rouge est issue d'un champignon microscopique, Monascus purpureus, qui produit sur le riz un pigment rouge caractéristique.

Utilisation médicale

Ce produit vendu comme complément alimentaire contient en fait des monacolines, substances inhibitrices de la HMG-CoA réductase, dont la lovastatine naturelle, dénommée « monacoline K ». La lovastatine, la plus ancienne des statines connues, n'est pas commercialisée en France.

La levure de riz rouge est préconisée en cas d'hypercholestérolémie, de dyslipidémie, de risque d'accident cardiovasculaire et même de douleurs musculaires dues aux statines.

Effets indésirables


Le Centre de Pharmacovigilance de Marseille a rapporté un cas d'élévation des créatine kinases, chez une femme de 64 ans prenant de la levure de riz rouge depuis 1 mois. L'évolution de cet effet indésirable a été favorable après arrêt du complément alimentaire.

En 2007, la Food and Drug Administration a averti les firmes qui faisaient de la promotion sur Internet sur les propriétés anticholestérolémiantes de leurs suppléments composés de levure de riz rouge, qu'elles contrevenaient à la loi en commercialisant un médicament non approuvé3 . Elle a aussi recommandé aux consommateurs d'éviter ces produits.

En 2009, une publication rapporte un cas d'atteinte hépatique chez une femme qui prenait de la levure de riz rouge après avoir développé ce même type d'effet indésirable sous lovastatine. Les auteurs concluent ainsi : « Les médecins devraient garder à l'esprit que la médecine dite "alternative" n'est pas toujours l'alternative la plus sûre et parfois n'est pas une "alternative" du tout. »

Suite à des signalements d’effets indésirables susceptibles d’être liés à l’utilisation de compléments alimentaires à base de levure de riz rouge, l’ANSES (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail) s’est auto-saisie en France, en septembre 2012, de l’analyse des risques éventuels liés à leur consommation.