Cette année, le grand mathématicien Evariste Galois aurait eu deux cent ans. Ses grandes découvertes scientifiques et sa vie tragique font de lui un personnage inoubliable. Mort à l’âge de 21 ans, ce génie précoce a pu délivrer au monde des mathématiques des travaux remarquables avant sa fin tragique. C’est à lui que l’on doit les théories sur la résolubilité des équations.
Né le 25 octobre 1811, Evariste Galois fut pris très tôt de passion pour les mathématiques. Il lit les écrits de Legendre, Lagrange, Euler et Gauss, entre autres. Cela lui permet d’arriver premier au Concours général de mathématiques à l’âge de 16 ans. Il tente ensuite d’entrer à l’école polytechnique, mais est refusé.
En 1829, il envoie un article présentant ses travaux à l’Académie des sciences, mais celui-ci sera perdu par Augustin Louis Cauchy. La même année, son père se suicide, et il rate une deuxième fois le concours d’entrée de l’école polytechnique, passé seulement quelques jours après l’enterrement de son père. Il va alors rentrer à l’Ecole normale et passer un baccalauréat de lettres et de sciences. Evariste rédige les résultats de ses recherches et les envoie à l’Académie des sciences pour obtenir le grand prix de mathématiques. Fourier emporte les écrits d’Evariste chez lui, mais meurt peu de temps après. Ses travaux sont à nouveaux égarés. Il va publier ses articles dans une revue scientifique le Bulletin général et universel des annonces et nouvelles scientifiques : il y fait paraitre en 1830 son travail sur "la résolubilité des équations par radicaux déduites de la théorie des permutations", puis une "Note sur la résolution des équations numériques", et un écrit "Sur la théorie des nombres". LIRE LA SUITE