mots-clés: maximilien hercule, empereur romain, césar
Marcus Aurelius Valerius Maximianus Herculius (vers 250 - juillet 310), communément appelé Maximien Hercule (ou simplement Maximien), est César (empereur romain adjoint) à partir de juillet 285 et Auguste à partir du 1er avril 286 jusqu'au 1er mai 305. Il partage ce dernier titre avec son coempereur et supérieur, Dioclétien, dont l'esprit politique complète la force au combat de Maximien. Maximien établit sa résidence à Trèves mais passe la plupart de son temps en campagne. À la fin de l'été 285, il supprime la menace des rebelles bagaudes
en Gaule. De 285 jusqu'en 288, il combat les tribus germaniques le long
de la frontière rhénane. De concert avec Dioclétien, il conduit une
importante politique de la terre brûlée à l'intérieur du territoire des tribus alémaniques en 288, soulageant temporairement les provinces rhénanes de la menace d'une invasion germanique.
L'homme qu'il nomme pour contrôler les rivages de la Manche, Carausius, se rebelle en 286, causant la sécession de la Bretagne
et du Nord-Ouest de la Gaule. Maximien échoue à chasser Carausius, et
sa flotte d'invasion est détruite par des tempêtes en 289 ou 290. Le
subordonné de Maximien, Constance, dirige une campagne contre le successeur de Carausius, Allectus, pendant que Maximien se bat sur la frontière du Rhin. Le chef rebelle est évincé en 296, et Maximien descend vers le sud pour lutter contre les pirates maures en Hispanie et les incursions berbères en Maurétanie.
Lorsque ces campagnes se terminent en 298, il part pour l'Italie, où il
vit dans l'aisance jusqu'en 305. À la demande de Dioclétien, Maximien
abdique le 1er mai 305, confère le titre d'Auguste à Constance, et se retire dans le sud de l'Italie.
À la fin de l'année 306, Maximien usurpe le titre d'Auguste et facilite la rébellion de son fils Maxence en Italie. En avril 307, il tente de déposer son fils, mais échoue et s'enfuit à la cour du successeur de Constance, Constantin, à Trèves. Lors de la conférence impériale de Carnuntum, Dioclétien et son successeur, Galère,
obligent Maximien à renoncer de nouveau à sa prétention impériale. Au
début de l'année 310, Maximien tente de s'emparer du titre de Constantin
pendant que l'empereur mène une campagne sur le Rhin. Il reçoit peu de
soutien, et il est capturé par Constantin à Marseille.
Il se suicide à l'été 310 sur ordre de Constantin. Au cours de la
guerre du nouvel empereur contre Maxence, tous les lieux publics sont
purgés de l'image de Maximien. Cependant, après la victoire de Constantin, il est réhabilité et déifié.
| Maximien Hercule | |
| Empereur romain d'Occident | |
|---|---|
| Règne | |
| 21 juillet1 ou 25 juillet2 285 - 286 (comme César de Dioclétien) 1er avril 286Note 1 – 1er mai 305 (comme empereur d'Occident)3 Fin 306 - 11 novembre 3084/3105 (comme usurpateur) |
|
| Période | Première Tétrachie |
| Prédécesseur(s) | Dioclétien seul |
| Co-empereur(s) | Dioclétien (Orient) |
| Usurpateur(s) | Carausius (286 - 293) Allectus (293 - 296) |
| Successeur(s) | Constance Chlore (Occident) Galère (Orient) |
| Biographie | |
| Naissance | vers 2506 à Sirmium (Pannonie) |
| Nom originel | Marcus Aurelius Valerius Maximianus Herculius |
| Décès | juillet 3106,Note 2 (~60 ans) à Massilia (Narbonnaise) |
| Épouse(s) | Eutropia |
| Descendance | (1) Théodora (2) Maxence (3) Fausta |
| Liste des empereurs romains d'Occident | |
Ses débuts
Maximien naît près de Sirmium (actuelle Sremska Mitrovica, en Serbie) dans la province de Pannonie7, vers l'an 250 dans une famille de marchands8. Outre ces informations, les sources antiques font de vagues allusions à une patrie illyrienne9, à la vaillance de la Pannonie10, et à la dureté de son éducation dans la région du Danube tourmentée par la guerre10. Maximien s'engage dans l'armée, servant avec Dioclétien sous les empereurs Aurélien (270-275) et Probus (276-282). Il prend probablement part à la campagne de Carus en Mésopotamie en 283 et est présent lorsque Dioclétien est proclamé empereur par son armée le 20 novembre 284 à Nicomédie11,Note 3. La rapide nomination de Maximien par Dioclétien au titre de César
est perçue par l'écrivain Stephen Williams et l'historien Timothy
Barnes comme la conséquence d'une alliance à long terme entre les deux
hommes : de ce fait leurs rôles respectifs semblent avoir été
pré-arrangés, Maximien ayant probablement soutenu Dioclétien au cours de
sa campagne contre Carin (283-285) mais il n'y a pas de preuves directes de ceci12.
Avec son attitude énergique, son caractère résolu et agressif, sa
répugnance à se rebeller, Maximien représente le candidat idéal pour le
poste impérial. L'historien du quatrième siècle Aurelius Victor décrit Maximien comme « un ami fidèle, demi-barbare, il est vrai, mais doué d'une grande habileté pour la guerre et de beaucoup de jugement »9. Malgré ses nombreuses qualités précitées, Maximien n'est pas quelqu'un d'instruit et préfère l'action à la réflexion13. Le panégyriste de 289, après avoir comparé ses actions aux victoires de Scipion l'Africain sur Hannibal durant la deuxième guerre punique, suggère que Maximien n'a jamais entendu parler de celles-ci14. Ses ambitions sont purement militaires ; il laisse les affaires politiques à Dioclétien13. Le rhéteur chrétien Lactance
insinue que Maximien partage les principaux traits de Dioclétien mais
qu'il est moins puritain dans ses goûts, et profite des opportunités
sensuelles que sa position d'empereur lui offre15.
Lactance accuse Maximien de « souiller » des filles de sénateurs et de
voyager avec de jeunes filles vierges pour satisfaire son insatiable
envie, même si sa crédibilité peut être remise en cause du fait de son
hostilité généralisée envers les païens16.
Maximien a deux enfants avec sa femme syrienne, Eutropia, Maxence et Fausta.
Il n'y a pas d'informations précises sur leurs dates de naissance dans
les sources antiques. Les estimations modernes sur la date de naissance
de Maxence varient de l'année 277 à 287, et la plupart date celle de
Fausta vers l'année 298Note 4. Théodora,
la femme de Constance Chlore, est souvent considéré dans les écrits de
l'Antiquité comme la belle-fille de Maximien ; des recherches menées par
Otto Seeck et Ernest Stein ont conclu qu'elle est née d'un premier
mariage entre Eutropia et Afranius Hannibalianus17.
Barnes conteste ce point de vue, arguant que toutes les sources
mentionnant une « belle-fille » sont issues d'informations du travail en
partie peu fiable de l'auteur de l'Enmanns Kaisergeschichte, alors que d'autres sources, moins contestables, la considère comme la fille naturelle de Maximien18.
Il conclut que Théodora est née au plus tard vers l'année 275 d'une
première femme inconnue de Maximien, peut-être une des filles
d'Hannibalianus19.
Nomination comme César
À Mediolanum (actuelle Milan, Italie) en juillet 285Note 5, Dioclétien proclame Maximien comme son co-dirigeant, ou César20.
Les raisons de cette décision sont complexes. Avec des conflits dans
chaque province de l'empire, de la Gaule jusqu'en Syrie, de l'Égypte
jusqu'au Danube inférieur, Dioclétien a besoin d'un lieutenant pour
gérer cette lourde charge de travail21.
L'historien Stephen Williams suggère que l'empereur se considère
lui-même comme un général médiocre et qu'il a recours à un homme comme
Maximien pour faire la plupart de ses combats22.
Ensuite, Dioclétien est vulnérable du fait qu'il n'a aucun fils – juste une fille, Valeria
– qui pourrait lui succéder. Par conséquent, il est obligé de
rechercher un codirigeant à l'extérieur de sa famille en qui il pourrait
avoir confiance23. L'historien William Seston soutient que Dioclétien, comme les empereurs en déshérence avant lui, adopte Maximien comme son filius Augusti (« fils d'Auguste »)24
lors de sa nomination à ce poste. Si certains historiens lui donnent
raison, d'autres comme Frank Kolb déclarent que les arguments en faveur
de l'adoption sont basés sur des erreurs d'interprétation des preuves papyrologiques25. Cependant Maximien ne prend pas le nomen (nom patronymique), Valerius26,24.
Enfin, Dioclétien a conscience qu'un dirigeant unique est dangereux
et que des précédents existent en matière de gouvernement bicéphale.
Malgré leurs prouesses militaires, les dirigeants d'un empire unifié
Aurélien puis Probus ont été facilement écartés du pouvoir27.
En comparaison, quelques années auparavant, l'empereur Carus et ses
fils ont régné conjointement sur l'empire, bien que cela ait été d'une
durée limitée. Même le premier empereur, Auguste (27 av. J.-C. - 19) a partagé son pouvoir avec ses collègues et plusieurs postes officiels de coempereurs ont existé depuis Marc Aurèle (161-180)28.
Le système bicéphale a donc fait ses preuves par le passé. Vers 287,
les relations entre les deux dirigeants sont redéfinies avec des
expressions religieuses, Dioclétien endossant le titre de Iovius et Maximien celui d'Herculius29,30,31. Ces titres sont empreints de symboles : Dioclétien-Jovis reçoit le rôle prépondérant de direction et de commandement ; Maximien-Hercule, le rôle héroïque de remplir les tâches qui lui sont assignées32. Pourtant, malgré ces symboles, les empereurs ne sont pas considérés comme des « dieux » dans le culte impérial
(bien qu'ils soient identifiés comme tels dans les panégyriques
impériaux). Au lieu de cela, ils ne sont que les instruments des dieux,
chargés d'imposer leur volonté sur Terre33.
Une fois ces rites accomplis, Maximien s'approprie le contrôle du
gouvernement de l'Occident et part en Gaule pour combattre les rebelles
bagaudes pendant que Dioclétien retourne en Orient34.
Premières campagnes en Gaule et en Germanie
Les Bagaudes de Gaule sont d'obscurs personnages, apparaissant fugitivement dans les sources antiques à partir de 285 avec leur soulèvement35. L'historien du quatrième siècle Eutrope les décrit comme étant des populations rurales dirigées par Pomponius Élien et Amandus, alors qu'Aurelius Victor les considère comme des brigands36,Note 6.
L'historien David S. Potter suggère qu'ils sont plus que de simples
paysans, cherchant soit à obtenir une autonomie politique en Gaule soit à
rétablir l'empereur récemment déposé Carus (originaire de la Gaule narbonnaise, dans ce qui deviendra le sud de la France) : dans cette hypothèse, ils ne seraient pas des brigands, mais des troupes impériales qui ont fait défection37.
Bien que mal équipés, dirigés et entraînés – le rapport de force étant
largement en faveur des légions romaines – Dioclétien les considère
sûrement comme une menace suffisante pour qu'il envoie un empereur à
leur rencontre38.
Maximien se déplace en Gaule, engageant le combat contre les bagaudes à la fin de l'été 28539.
Les détails sur cette campagne sont rares et ne fournissent aucune
information sur les tactiques employées : les sources historiques
insistent seulement sur les victoires et les vertus de Maximien. Le panégyrique de 289 dédié à Maximien rapporte qu'il a été à la fois dur et clément envers les rebelles40,41.
Parce que la campagne est menée contre les propres citoyens de
l'empire, il serait de mauvais goût qu'elle soit comptabilisée dans les
titres et les triomphes officiels. En effet, le panégyrique de Maximien déclare « Je passe en hâte sur cet épisode : je vois en effet que ta bonté aime mieux oublier cette victoire que s'en glorifier. »41.
À la fin de l'année, la révolte a sensiblement diminué et Maximien
déplace la majorité de ses forces sur la frontière rhénane, annonçant
une période de stabilité dans la région42.
Cependant, Maximien ne réprimande pas assez vite la rébellion bagaude
pour éviter la réaction des Germains. À l'automne 285, deux armées
barbares – une composée de Burgondes et d'Alamans, l'autre de Chaibones et d'Hérules – traversent à gué le Rhin et entrent en Gaule43. La première armée est décimée par la maladie et la faim, pendant que la seconde est interceptée et défaite par Maximien44. Il établit ensuite son quartier général sur le Rhin en vue de campagnes futures45, soit à Moguntiacum (actuelle Mayence, Allemagne), à Augusta Treverorum (actuelle Trèves), ou à Colonia Agrippina (actuelle Cologne)Note 7.
Carausius
Article détaillé : Carausius.
Antéfixe romain issue d’un toit en tuile montrant l'insigne et la bannière de la Legio XX Valeria Victrix, une des légions qui se joint à la révolte de Carausius
Bien que la majeure partie de la Gaule soit pacifiée, les régions frontalières de la Manche subissent toujours les assauts des pirates francs et saxons. Les empereurs Probus et Carin ont commencé à fortifier la Côte saxonne, mais beaucoup reste encore à faire46. Par exemple, il n'y a aucune trace archéologique de bases navales à Douvres et à Boulogne entre l'année 270 et 28547. En réponse au problème de piraterie, Maximien nomme Carausius, un Ménapien originaire de Germanie inférieure (au sud et à l'ouest des Pays-Bas), pour surveiller la Manche et la libérer des pirates40, ce qu’il effectue avec succès40. À la fin de l'année 285, il s'est déjà emparé d'un très grand nombre de navires pirates48.
Maximien apprend bientôt que Carausius laisse les pirates piller
leurs cibles avant de les attaquer et que leur butin va dans ses poches
et non à la population en général ou dans le trésor impérial49. L'empereur ordonne l'arrestation et l'exécution de Carausius, le poussant à fuir le continent pour la Bretagne. Le soutien à Carausius parmi la population bretonne est important, et au moins deux légions de la Bretagne (la II Augusta
et la XX Valeria Victrix) se rallient à lui, de même que certains voire
la totalité des membres de la légion stationnée près de Boulogne
(probablement la XXX Ulpia Victrix)Note 8. Carausius élimine rapidement les rares loyalistes de son armée et se proclame lui-même Auguste50.
Maximien n'est guère en mesure d'intervenir. Il ne possède pas de
flotte – il l'a confié à Carausius – et il est occupé à réprimer les
incursions des Hérules et des Francs. Pendant ce temps, Carausius
renforce sa position en agrandissant sa flotte, engageant des
mercenaires francs, et en offrant une bonne solde à ses troupes51.
À l'automne 286, la Bretagne, la plupart du Nord-Ouest de la Gaule, et
l'ensemble des côtes de la Manche sont sous son contrôle51. Carausius se déclare lui-même chef d'un État indépendant breton, un Imperium Britanniarum51
et émet des pièces d'une pureté nettement supérieure que celle de
Maximien et Dioclétien, gagnant ainsi le soutien des marchands bretons
et gaulois52. Même les troupes de Maximien deviennent vulnérables à l'influence et à la richesse de Carausius53.
Nomination comme Auguste
Sous l'impulsion de la crise en Bretagne, Maximien prend le titre d'Auguste54 le 1er avril 286Note 1. Ce titre lui confère le même statut que Carausius29,31 – créant ainsi une incompatibilité plus grande entre deux Auguste qu'entre un Auguste et un César – et, dans la propagande impériale, Maximien est proclamé frère de Dioclétien, son égal en matière d'autorité et de prestige55. Dioclétien ne peut être présent lors de la nomination de MaximienNote 9,
poussant Otto Seeck à suggérer que le nouvel empereur a usurpé le titre
et qu'il n'a seulement été reconnu plus tard par Dioclétien afin
d'éviter une guerre civile. Cette hypothèse ne reçoit pas beaucoup de
soutien, et l'historien William Leadbetter l'a récemment réfuté56.
Malgré la distance physique entre les empereurs, Dioclétien lui fait
assez confiance pour l'investir du pouvoir impérial, et Maximien lui
témoigne toujours de suffisamment de respect pour agir en accord avec sa
volonté57.
En théorie, l'Empire romain n'est pas divisé par un double imperium.
Bien que ces divisions se soient effectivement produites – chaque
empereur ayant sa propre cour, armée et résidences officielles – il ne
s'agit que d'une division d'ordre pratique, sur le fond l'empire reste
unifié ; ainsi la propagande impériale de 287 insiste sur une Rome
unique et indivisible, un patrimonium indivisum58,59. Comme le panégyrique de 289 dédié à Maximien le déclare : « Ainsi
exercez-vous en commun une telle autorité sans l'ombre d'une rivalité
et ne laissez-vous s'élever entre vous aucun différend : semblables à
ces jumeaux, à ces Héraclides, qui régnaient à Lacédémone, vous avez dans le gouvernement de l'État une part égale. »60.
Les décisions juridiques et les célébrations impériales sont rendues au
nom des deux empereurs ; les mêmes pièces sont émises dans les deux
parties de l'empire61.
Dioclétien envoie parfois des ordres sur la province de l'Afrique de
Maximien ; celui-ci pourrait avoir fait de même sur le territoire de
Dioclétien31.
Campagnes contre les tribus rhénanes
Campagnes de 286 et de 287
Maximien prend conscience qu'il ne peut pas immédiatement supprimer
la menace de Carausius et mène à la place une campagne contre les tribus
rhénanes62.
En tout cas ces tribus forment probablement des menaces plus grandes
pour la paix en Gaule que Carausius, et sont une source de soutien au
renégat romain63.
Bien que Maximien ait de nombreux ennemis le long du fleuve, ils se
battent le plus souvent entre eux qu'avec les troupes impériales64.
Peu d'informations sont connues au sujet de la date des campagnes de
Maximien sur le Rhin mais on l'estime généralement entre 285 et 288Note 10. Alors qu'il reçoit les insignes consulaires (les fasces symboles de l'autorité) le 1er janvier 287,
il est interrompu par la nouvelle d'un raid barbare. Ôtant sa toge et
enfilant son armure, il marche à la rencontre des barbares et, bien que
leurs forces ne se soient pas entièrement dispersées, il célèbre sa
victoire en Gaule plus tard dans l'année65.
Maximien estime que les tribus burgondes et alamanes de la région Moselle-Vosges
sont de loin la plus grande menace, aussi il les cible en premier. Il
mène une campagne contre eux utilisant une politique de la terre brûlée,
ravageant leur territoire et réduisant leur population par la famine et
la maladie. Après les Burgondes et les Alamans, Maximien déplace ses
troupes contre les tribus plus faibles des Chaibones et des Hérules. Il
les accule et les défait en une seule bataille. Il prend lui-même part
au combat, chevauchant le long de la ligne de bataille jusqu'à ce que
les forces germaniques battent en retraite. Avec ses ennemis affaiblis
par la famine64, Maximien déclenche une importante invasion sur le Rhin66. Il s'enfonce profondément à l'intérieur du territoire germanique, amenant la destruction sur la patrie de ses ennemis64, et démontrant la supériorité des armes romaines67. À l'hiver 287, il a l'avantage et les régions rhénanes sont libérées de la menace des tribus germaniques64. Le panégyriste de Maximien déclare : « Tout ce que j'aperçois au-delà du Rhin est romain ! »68,69.
Campagne conjointe contre les Alamans
Flavius Constantius, préfet du prétoire de Maximien et époux de sa fille Théodora.
L'été suivant, alors que Maximien est en plein préparatifs pour affronter Carausius, Dioclétien rentre d'Orient70. Les empereurs se rencontrent la même année, mais ni la date ni le lieu de cette rencontre ne sont connus avec certitude70.
Ils se mettent probablement d'accord sur une campagne conjointe contre
les Alamans et pour une expédition navale contre Carausius71,70,Note 11.
Plus tard dans l'année, Maximien dirige une invasion surprise sur les Champs Décumates
– une région située au plus profond du territoire des Alamans entre le
Rhin supérieur et le Danube supérieur – pendant que Dioclétien envahit
la Germanie via la Rhétie.
Les deux empereurs brûlent les récoltes et l'approvisionnement
alimentaire partout où ils vont, détruisant les moyens de subsistances
des Germains69.
Ces victoires ajoutent de vastes portions de territoire à l'empire et
permettent aux projets de renforcement de la frontière de Maximien de se
poursuivre sans perturbation supplémentaire72.
Au lendemain de la guerre, les villes situées le long du Rhin sont
reconstruites, des têtes de ponts sont créées sur la rive orientale à
des endroits comme Mayence et Cologne, et une frontière militarisée est
établie, comprenant des forts, des routes et des places fortifiées. Une
route militaire passant par Tornacum (actuelle Tournai, Belgique), Bagacum (actuelle Bavay, France), Atuatuca Tungrorum (actuelle Tongres, Belgique), Mosae Trajectum (actuelle Maastricht, Pays-Bas) et Cologne, relie les différentes places le long de la frontière70.
Constance, Gennobaud, et réinstallation
Au début de l'année 288, Maximien nomme son préfet du prétoire Flavius Constantius (futur empereur sous le nom de Constance Chlore),
époux de sa fille Théodora, à la tête d'une campagne contre les alliés
francs de Carausius. Ces tribus franques contrôlent les estuaires
du Rhin, contrecarrant les attaques maritimes dirigées contre
Carausius. Constance se dirige vers le nord à travers leur territoire,
semant le chaos, avant d'atteindre la mer du Nord. Les Francs demandent la paix et par l'accord qui est conclu Maximien rétablit le roi franc déposé Gennobaud.
Gennobaud devient le vassal de Maximien et, avec la plupart des chefs
francs qui à leur tour prêtent serment de loyauté à Gennobaud, la
domination romaine sur la région est assurée73.
Maximien autorise l'installation des Frisons, des Francs saliens, des Chamaves et d'autres tribus le long d'une bande de territoire romain, soit entre le Rhin et le Waal de Noviomagus (actuelle Nimègue, Pays-Bas) à Traiectum (actuelle Utrecht, Pays-Bas)74, soit près de Trèves67.
Ces tribus reçoivent le droit de s'installer uniquement s'ils
reconnaissent la domination romaine. Leur présence, qui fournit un
réservoir de main d'œuvre et empêche l'implantation d'autres tribus
franques, offre à Maximien une zone tampon sur le nord du Rhin et réduit
son besoin en garnisons dans la région74.
Dernières campagnes en Gaule et en Bretagne
Échec de l'expédition contre Carausius
Carausius, empereur rebelle de la Bretagne romaine.
En 289, Maximien prépare l'invasion de la Bretagne dominée par
Carausius, mais pour plusieurs raisons le plan échoue. Le panégyrique de
289 est optimiste quant aux perspectives de la campagne75 : mais le panégyrique de 291 n'y fait aucune mention76. Le panégyrique de Constance suggère que sa flotte est détruite par une tempête77, mais cela aurait simplement été une façon de diminuer l'embarras de la défaite78. Dioclétien écourte sa tournée orientale en province peu après, peut-être en apprenant l'échec de Maximien79. Il rentre en hâte en Occident, arrivant à Émèse le 10 mai 29080, et à Sirmium sur le Danube le 1er juillet 29081.
Dioclétien rencontre Maximien à Milan soit à la fin décembre 290 soit en janvier 29182,51.
La foule s'est réunie pour assister à la traversée de la ville par les
empereurs et ceux-ci consacrent beaucoup de temps à leur apparat public83.
Potter, entre autres, suppose que ces cérémonies ont été arrangées pour
démontrer le soutien infaillible de Dioclétien envers son collègue
chancelant. Les gouvernants discutent en secret des affaires politiques
et militaires84, et ils envisagent probablement l'idée d'étendre le collège impérial pour y inclure quatre empereurs (la Tétrarchie)85. Pendant ce temps, une délégation du Sénat romain rencontre les dirigeants et renouvelle leurs rares contacts avec le poste impérial86. Les empereurs ne se réunissent à nouveau qu'en 30387.
Article connexe : Tétrarchie.
Après l'échec de l'invasion de Maximien en 289, une trêve fragile
avec Carausius débute. Maximien tolère l'emprise de Carausius sur la
Bretagne et sur le continent mais refuse d'accorder une légitimité
formelle à l'État sécessionniste. Pour sa part, Carausius se satisfait
de ses territoires au-delà des côtes continentales de la Gaule51.
Cependant, Dioclétien ne tolèrerait pas plus longtemps un tel affront à
sa dignité. Face à la sécession de Carausius et aux défis
supplémentaires sur les frontières égyptienne, syrienne et danubienne,
il réalise que deux empereurs sont insuffisants pour gérer l'empire88. Le 1er mars 293 à Milan, Maximien nomme Constance au poste de César89. Soit le jour même soit un mois plus tard, Dioclétien fait de même avec Galère, établissant ainsi la « Tétrarchie » ou « quatre gouvernants »90. On fait comprendre à Constance qu'il doit réussir là où Maximien à échouer à savoir vaincre Carausius91.
Campagne contre Allectus
Allectus, assassin et successeur de Carausius.
Constance répond rapidement et efficacement aux attentes et, en 293,
il expulse les forces de Carausius du Nord de la Gaule. La même année,
Carausius est assassiné et remplacé par son fonctionnaire des finances,
Allectus92. Constance remonte la côte en direction des estuaires du Rhin et de l'Escaut où il remporte une victoire sur les alliés francs de Carausius, prenant ainsi le titre de Germanicus maximus93. Constance reporte désormais son attention sur la Bretagne, et passe les années qui suivent à bâtir une flotte d'invasion94.
Maximien, demeuré en Italie après la nomination de Constance, est
informé de ces plans et, à l'été 296, il repart en Gaule. Là-bas, il
contient les alliés francs de Carausius sur la frontière rhénane pendant
que Constance déclenche son invasion de la Bretagne95. Allectus est tué au cours d'une bataille sur les collines du Hampshire face au préfet du prétoire, AsclepiodotusNote 12. Constance débarque lui-même près de Dubris (Douvres) et marche sur Londinium (Londres), dont les citoyens l'accueillent comme un libérateur96,97.
Campagnes en Afrique du Nord
Avec le retour victorieux de Constance, Maximien peut se concentrer sur le conflit en Maurétanie (Afrique du Nord-Ouest)98. Du fait de l'affaiblissement de l'autorité romaine au cours du troisième siècle, les tribus nomades berbères harcèlent les colonies romaines de la région avec des conséquences de plus en plus graves. En 289, le gouverneur de la Maurétanie Césarienne (correspondant à l'actuelle Algérie centrale et occidentale) obtient un court répit en opposant une petite armée aux Quinquegentanei et aux Bavares, mais les raids reprennent peu après. En 296, Maximien lève une armée, composée de cohortes prétoriennes, de légionnaires égyptiens, danubiens et d'Aquilée, d'auxiliaires gaulois et germaniques et de recrues thraces et progresse à travers l'Espagne à l'automne99. Il défend peut-être la région contre les raids maures100 avant de traverser le détroit de Gibraltar et d'arriver en Maurétanie Tingitane (au Maroc actuel) pour protéger la région des pirates francs101.
En mars 297, Maximien débute une sanglante offensive contre les
Berbères. La campagne s'étend en longueur, et Maximien passe l'hiver
297-298 au repos à Carthage avant de repartir au combat102. Non content de les repousser dans leur région d'origine dans les montagnes de l'Atlas
– d'où ils pourraient poursuivre la guerre – Maximien s'aventure
profondément à l'intérieur du territoire berbère. Le terrain lui est
défavorable, et les Berbères mènent une habile guérilla,
mais Maximien continue malgré tout. Apparemment désireux d'infliger le
plus de dégâts possibles à ces tribus, il ravage les territoires
précédemment sécurisés, tue autant qu'il peut, et chasse les rescapés
dans le Sahara103. Sa campagne se conclut au printemps 298 et, le 10 mars, il fait une entrée triomphale dans Carthage99.
Des inscriptions carthaginoises rapportent la gratitude du peuple
envers Maximien, le saluant – comme lors de l'entrée de Constance dans
Londres – comme le redditor lucis aeternae (« restaurateur de la lumière éternelle »95,104). Maximien rentre en Italie en 299 pour célébrer un autre triomphe à Rome au printemps105.
En retrait
Après sa campagne en Maurétanie, Maximien retourne dans le Nord de
l'Italie, menant une vie de loisirs dans les palais de Milan et
d'Aquilée, et déléguant les tâches militaires à son subordonné Constance106.
Maximien se montre plus agressif dans ses relations avec le Sénat que
Constance, et Lactance prétend qu'il sème la terreur parmi les
sénateurs, au point d'inculper et d'exécuter à tort par la suite
plusieurs d'entre eux, dont le préfet de Rome en 301 ou 302107.
En revanche, Constance maintient quant à lui de bonnes relations avec
l'aristocratie sénatoriale et se consacre activement à la défense de
l'empire. Il prend les armes contre les Francs en 300 ou 301 et en 302 –
pendant que Maximien demeure en Italie – il poursuit sa campagne contre
les tribus germaniques sur le Rhin supérieur100.
Maximien sort uniquement de son repos en 303, à cause du vicennalia de Dioclétien, le 20e anniversaire de son règne, à Rome108.
Certains témoignages suggèrent que c'est à ce moment que Dioclétien
exige la promesse de Maximien qu'il se retire en même temps que lui,
transmettant leurs titres d'Auguste aux Césars Constance et Galère109. Vraisemblablement, le fils de Maximien, Maxence et celui de Constance, Constantin – qui ont tous deux grandi à Nicomédie, devraient devenir à leur tour les nouveaux Césars.
Alors que Maximien pourrait ne pas vouloir se retirer, Dioclétien
conserve la maîtrise de la situation et il y a peu d'opposition de la
part de son coempereur. Avant de renoncer à ses fonctions, Maximien
recevrait ainsi un dernier moment de gloire en officiant les Jeux séculaires en 304110.
Le 1er mai 305,
dans des cérémonies séparées à Milan et à Nicomédie, Dioclétien et
Maximien renoncent simultanément à leurs fonctions. Leurs successions ne
correspondent pas entièrement au souhait de Maximien : peut-être du
fait de l'influence de Galère, Sévère et Maximin sont nommés Césars, excluant ainsi Maxence. Ces deux nouveaux Césars
ont de longues carrières militaires derrière eux et sont en effet des
proches de Galère : Maximin est son neveu et Sévère un ancien compagnon
d'arme111.
Maximien s'aigrit rapidement de cette nouvelle tétrarchie, qui voit
Galère prendre la position dominante que Dioclétien a jadis tenue. Bien
que Maximien conduise la cérémonie qui proclame Sévère César, il soutient deux années plus tard la rébellion de son fils contre le nouveau pouvoir112. Dioclétien se retire dans son palais opulent qu'il a fait bâtir dans sa région d'origine, en Dalmatie près de Salone sur la mer Adriatique. Maximien s'établit dans des villas en Campanie ou en Lucanie111, où il mène une vie faite de tranquillité et de luxe113.
Bien qu'éloignés des centres politiques de l'empire, Dioclétien et
Maximien restent suffisamment proches pour conserver un contact régulier114.
Rébellion de Maxence
Après la mort de Constance, le 25 juillet 306, Constantin s'approprie le titre d’Auguste. Cela contrarie Galère, qui choisit à la place de lui offrir le titre de César, ce que Constantin accepte115. Le titre d’Auguste revient alors à Sévère116. Maxence jalouse le pouvoir de Constantin, et le 28 octobre 306,
il convainc une cohorte de gardes impériaux de le proclamer empereur.
Mal à l'aise avec un pouvoir unique, Maxence envoie un ensemble de robes
impériales à Maximien et le salue comme « Auguste pour la deuxième fois », lui offrant une autorité en théorie égale mais en réalité moins puissante et d'un rang inférieur117.
Galère refuse de reconnaître Maxence et envoie Sévère avec l'armée à
Rome pour le déposer. Comme de nombreux soldats ont servi sous les
ordres de Maximien et ont accepté les pots-de-vin de Maxence, la plupart
de l'armée se rallie à lui. Sévère s'enfuit à Ravenne,
que Maximien assiège. La cité est très bien fortifiée, aussi Maximien
pose des conditions de reddition, que Sévère accepte. Maximien le fait
prisonnier et le conduit sous bonne garde dans une villa publique au sud
de Rome, où il est retenu en otage. À l'automne 307, Galère dirige une
seconde force contre l'usurpateur mais il échoue de nouveau à s'emparer
de Rome, et bat en retraite au nord avec son armée presque intacte118.
Pendant que Maxence renforce les défenses de la ville de Rome, son
père, agissant seul, part en Gaule pour négocier avec Constantin. Un
accord est conclu dans lequel Constantin accepterait de se marier avec
la plus jeune fille de Maximien, Fausta et d'être élevé au rang d’Auguste
dans le régime sécessionniste de son fils. En échange, Constantin
réaffirmerait la vielle alliance familiale entre Maxence et Constance,
et soutiendrait la cause de Maxence en Italie mais demeurerait neutre
dans la guerre contre Galère. Cet accord est scellé par une double
cérémonie à Trèves à la fin de l'été 307, à laquelle Constantin épouse
Fausta et est proclamé Auguste par Maximien118.
Maximien rentre à Rome à l'hiver 307-308 mais se brouille peu après
avec son fils et au printemps il conteste son droit à parler au cours
d'une assemblée de soldats romains. Il prend la parole pour décrier un
gouvernement romain malade, accuse Maxence de l'avoir affaibli, et
arrache la toge
impériale des épaules de celui-ci. Il s'attend à ce que les soldats le
reconnaissent mais ceux-ci prennent le parti de son fils, et Maximien
est obligé de quitter l'Italie en disgrâce119. Le 11 novembre 308, pour résoudre l'instabilité politique, Galère convoque Dioclétien (qui sort de sa retraite)120 et Maximien à un concile général dans la cité militaire de Carnuntum
sur les rives du Danube. Au cours de cette réunion, ils obligent
Maximien à abdiquer de nouveau et Constantin retrouve son titre de César. Licinius, un fidèle compagnon d'arme de Galère, est nommé Auguste en Occident120. Au début de l'année 309, Maximien retourne à la cour de Constantin en Gaule, la seule qui serait encore prête à l'accueillir121.
Rébellion contre Constantin et suicide
En 310, Maximien se révolte contre Constantin pendant que l'empereur
est en campagne contre les Francs. Il a été dépêché au sud d'Arles
avec une partie de l'armée de Constantin pour contrer les attaques de
Maxence dans le sud de la Gaule. À Arles, il annonce la mort de
Constantin et prend la pourpre impérial.
En dépit des pots-de-vin qu'il offre à tous ceux qui voudraient le
soutenir en tant qu'empereur, la majeure partie de l'armée de Constantin
lui demeure fidèle, et Maximien est contraint de partir. Constantin
reçoit bientôt la nouvelle de cette révolte, abandonne ses actions
militaires contre les tribus franques, et progresse rapidement vers le
sud de la Gaule, où il affronte un Maximien fuyant à Massilia (actuelle Marseille).
La ville est plus adaptée pour résister à un long siège qu'Arles, mais
cela joue peu en sa faveur car des citoyens demeurés loyaux à Constantin
lui ouvrent les portes arrières. Maximien est fait prisonnier, puni
pour ses crimes, et dépouillé de son titre pour la troisième et dernière
fois. Constantin se montre clément envers l'empereur déchu, mais le
pousse fortement au suicide. En juillet 310, Maximien se pend sur son
ordre122.
Malgré la rupture passée dans leurs relations, Maxence se présente
lui-même après son suicide comme un fils dévoué envers son père123. Ainsi il frappe des pièces de monnaie portant l'image divinisée de son père et exprime son désir de venger sa mort124.
Constantin présente d'abord son suicide comme une malheureuse
tragédie familiale. Cependant, en 311, il diffuse une autre version.
D'après celle-ci, après que Constantin lui a pardonné, Maximien aurait
planifié l'assassinat de celui-ci dans son lit. Fausta, informée de ce
complot, prévient son époux, qui place un eunuque
pour le remplacer dans son lit. Maximien est arrêté lorsqu'il tue
l'eunuque, et pour éviter l'humiliation, on lui offre de se suicider, ce
qu'il accepte125. En plus de cette propagande, Constantin instaure une damnatio memoriæ
sur Maximien, détruisant toutes les inscriptions faisant mention de son
nom et éliminant toute œuvre publique représentant son image126.
Constantin défait Maxence à la bataille du pont Milvius le 28 octobre 312. Maxence y trouve la mort, et l'Italie tombe sous la domination de Constantin127. Eutropia jure sous serment que Maxence n'est pas le fils de Maximien, et sa mémoire est réhabilitée. Son apothéose
déclarée par Maxence est proclamée nulle et non avenue, et il est
re-consacré comme un dieu, probablement en 317. Il commence à apparaître
sur la monnaie de Constantin comme divus (divin) en 318, ensemble avec Constance et Claude le Gothique déifiés128. Tous trois sont salués comme les ancêtres de Constantin. Ils sont surnommés « les meilleurs des empereurs »129.
De par ses filles Fausta et Théodora, Maximien est le grand-père ou
l'arrière-grand-père de chaque empereur régnant entre 337 et 363130. Maximien ou l'un de ses proches aurait fait construire la villa romaine du Casale en Sicile. Il figure dans les légendes de sainte Catherine d'Alexandrie et de saint Sébastien, en général sous le nom de Maximin.
Noms successifs
- Naît Maximianus
- 285, fait César par Dioclétien : Aurelius Valerius Maximianus Caesar
- 286, fait Auguste par Dioclétien : Imperator Caesar Marcus Aurelius Valerius Maximianus Pius Felix Invictus Augustus Herculius
- 287, reçoit le surnom de Germanicus Maximus
- 289, reçoit le surnom de Sarmaticus Maximus
- 295, reçoit le surnom de Persicus Maximus
- 297, reçoit les surnoms de Britannicus Maximus Carpicus Maximus
- 298, reçoit les surnoms de Armenicus Maximus Medicus Maximus Adiabenicus Maximus
- 310, titulature à sa mort : Imperator Caesar Marcus Aurelius Valerius Maximianus Pius Felix Invictus Augustus Germanicus Maximus V Sarmaticus Maximus III Persicus Maximus II Britannicus Maximus Carpicus Maximus Armenicus Maximus Medicus Maximus Adiabenicus Maximus, Pontifex Maximus, Herculius, Tribuniciae Potestatis XXI, Consul IX, Imperator XXI, Pater Patriae
Notes
(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Maximian » (voir la liste des auteurs)
- Barnes, Constantine and Eusebius, pp.6–7 ; Potter op. cit., p.282 ; Southern, The Roman Empire from Severus to Constantine, p.141–42. La date de son accession au titre d'Auguste est incertaine (Corcoran, The Cambridge Companion to the Age of Constantine : Before Constantine, p.40 ; Southern, op. cit., p.142). Certains historiens avancent qu'il devient Auguste en juillet 285 et qu'il n'a jamais été César. Cette théorie reste néanmoins minoritaire (Potter, op. cit., p.281 ; Southern, op. cit., p.142 ; Épitomé de Caesaribus 39.17, Seston, op. cit., pp.60-64).
- Modéran (op. cit., p.94) place cependant sa mort à la fin de l'année 309.
- Seston (op. cit., p.49.) mentionne également la date du 17 septembre 284.
- Barnes, New Empire, p. 34. Barnes place la date de naissance de Maxence vers l'année 283 lorsque Maximien est en Syrie et celle de Fausta en 289 ou 290. Chastagnol (op. cit., p.109) rapporte que Fausta est âgée de 5 ans en 305.
- Cet évènement est à la fois daté du 21 juillet (Barnes, Constantine and Eusebius, p.6 ; Barnes, New Empire, op. cit., p.4 ; Bowman, op. cit., p.69) et du 25 juillet (Potter, op. cit., pp.280–81).
- Seston (op. cit., p.59) les considèrent comme des rebelles qui viennent grossir les rangs de brigands préexistants.
- Carrié (op. cit., p.734) et Chastagnol (op. cit., p.187) sont en faveur de Trèves ; Williams (op. cit., p.46) est en faveur de Mayence.
- Potter, op. cit., p.284 ; Southern, op. cit., pp.139–140 ; Williams, op. cit., p.47. La plupart des informations sur les légions contrôlées par Carausius provient de sa monnaie. Étrangement, la Legio VI Victrix d'Eboracum (actuelle York, Royaume-Uni), qui, de par sa positon géographique, aurait dû être incluse avec les légions ralliées à Carausius, ne l'est généralement pas (Southern, op. cit., p.332). Le Panegyrici Latini 8(4)12.1 reconnaît qu'une légion continentale s'est jointe à lui, probablement la XXX Ulpia Victrix (Potter, op. cit., p.650).
- Dioclétien aurait été quelque part entre Byzance (actuelle Istanbul, Turquie), où sa présence est prouvée le 22 mars 286, et Tibériade, où il se trouve entre le 31 mai et 31 août 286 (Barnes, New Empire, pp.50–51 ; Potter, op. cit., p.282, p.649).
- Southern, p.142. Barnes rapporte plusieurs dates pour cette période : la première le 20 février 286 à Milan (Codex Justinianus 8.53(54).6 ; Fragmenta Vaticana 282) ; le 21 juin 286 à Mayence (Fragmenta Vaticana 271) ; le 1er janvier 287 à Trèves, à Cologne ou à Mayence (date de la prise de son poste consulaire ; Panégyriques latins, II, 6, 1-2) ; et en 287, son « expédition sur le Rhin » (Barnes, New Empire, p.57). Seston (op. cit., p.30) soutient qu'il ne met qu'une année (288) pour soumettre les Germains.
- Barnes (Constantine and Eusebius, p.7) place la rencontre après la campagne contre les Alamans.
- Seston (op. cit., p.108) situe celle-ci près de la North Downs, soit à Alton, soit à Farnham.
Références
- Barnes, Constantine and Eusebius, p.6 ; Barnes, New Empire, p.4.
- Potter, op. cit., 280–81.
- Barnes, New Empire, p.4.
- Barnes, Constantine and Eusebius, pp.32–34 ; Barnes, New Empire, p.13 ; Elliott, op. cit., pp.42–43 ; Lenski, op. cit., p.65 ; Odahl, op. cit., pp.90–91 ; Pohlsander, Emperor Constantine, p.17 ; Potter, op. cit., pp.349–350 ; Treadgold, op. cit., p.29.
- Barnes, New Empire, p.13.
- Barnes, New Empire, p.32.
- Seston, op. cit., p.46, p.59.
- Épitomé de Caesaribus 40.10, cité dans Barnes, New Empire, p.32 ; Rees, Layers of Loyalty, p.30 ; Williams, op. cit., pp.43–44.
- Victor, Liber de Caesaribus 39.
- Panégyriques latins, II, 2, 3-4.
- Barnes, New Empire, pp.32–33 ; Rees, Layers of Loyalty, p.30.
- Barnes, Constantine and Eusebius, p.6 ; Williams, op. cit., pp.43–44.
- Seston, op. cit., p.60.
- Panégyriques latins, II, 8, 1-6.
- Barnes, Constantine and Eusebius, p.13.
- Lactance, De mortibus persecutorum 8, cité dans Williams, op. cit., p. 44.
- Aurelius Victor, De Caesaribus 39.25 ; Eutrope, Breviaria 9.22 ; Jérôme, Chronique 225g ; Épitomé de Caesaribus 39.2, 40.12, cité dans Barnes, New Empire, p. 33.
- Origo Constantini 2 ; Philostorge, Historia Ecclesiastica 2.16a, cité dans Barnes, New Empire, p.33. Voir aussi Panegyrici Latini 10(2)11.4.
- Barnes, New Empire, pp. 33–34.
- Barnes, Constantine and Eusebius, p.6 ; Barnes, New Empire, p.4 ; Bowman, op. cit., p.69 ; Corcoran, The Cambridge Companion to the Age of Constantine : Before Constantine, p.40 ; Potter, op. cit., pp.280–81.
- Barnes, Constantine and Eusebius, p.6 ; Rees, Layers of Loyalty, p.30 ; Southern, op. cit., p.136.
- Williams, op. cit., p.45.
- Potter, op. cit., p.280 ; Southern, op. cit., p.136 ; Williams, op. cit., p.43.
- Seston, op. cit., p.64
- Bowman, op. cit., p.69 ; Odahl, op. cit., pp.42–43 ; op. cit., Southern, p.136, p.331 ; Williams, op. cit., p.45.
- Chastagnol, op. cit., p.94.
- Potter, op. cit., p.280.
- Corcoran, op. cit., p.40.
- Chastagnol, op. cit., p.96.
- Modéran, op. cit., p.71.
- Seston, op. cit., pp.76-77.
- Barnes, Constantine and Eusebius, pp.11–12 ; Corcoran, op. cit., p.40 ; Odahl, p.43 ; Rees, Layers of Loyalty, pp.32–33, p.39, pp.42–52 ; Southern, op. cit., pp.136–137 ; Williams, op. cit., pp.58–59.
- Barnes, Constantine and Eusebius, p.11.
- Barnes, Constantine and Eusebius, p.6 ; Southern, op. cit., p.137 ; Williams, op. cit., pp.45–46.
- Rees, Layers of Loyalty, p.29.
- Eutrope IX,21 ; Aurelius Victor, de Caesaribus, 39.17, cité dans Chastagnol, op. cit., p.95.
- Potter, op. cit., pp.281–82.
- Barnes, Constantine and Eusebius, p.6 ; Barnes, New Empire, p.10 ; Rees, Layers of Loyalty, p.30 ; Southern, op. cit., p.137 ; Williams, op. cit., pp.45–46.
- Barnes, New Empire, p.57 ; Bowman, op. cit., pp.70–71.
- Chastagnol, op. cit., p.95.
- Panégyriques latins, II, 4, 3-4.
- Southern, op. cit., pp.139–138 ; Williams, op. cit., p.46.
- Barnes, Constantine and Eusebius, p.6 ; Barnes, New Empire, p.57 ; Bowman, op. cit., p.71 ; Rees, Layers of Loyalty, p.31.
- Seston, op. cit., p.70
- Williams, op. cit., p.46.
- Southern, op. cit., p.138 ; Williams, op. cit., p.46.
- Potter, op. cit., p.284.
- Southern, op. cit., p.138 ; Williams, op. cit., pp.46–47.
- Barnes, Constantine and Eusebius, pp.6–7 ; Bowman, op. cit., p.71 ; Potter, op. cit., pp.283–284 ; Southern, op. cit., pp.137–141 ; Williams, op. cit., p.47.
- Williams, op. cit., p.47.
- Seston, op. cit., pp.82-88.
- Williams, op. cit., pp.47–48.
- Potter, op. cit., p.284 ; Williams, op. cit., pp.61–62.
- Barnes, Constantine and Eusebius, p.7 ; Corcoran, op. cit., p.40 ; Potter, op. cit., p.282 ; Southern, op. cit., pp.141–142 ; Williams, op. cit., p.48.
- Williams, op. cit., p.48.
- Potter, op. cit., p.282, p.649.
- Potter, op. cit., p.282 ; Williams, op. cit., p.49.
- Chastagnol, op. cit., p.100.
- Seston, op. cit., p.241.
- Panégyriques latins, II, 4, 9.
- Potter, op. cit., p.283 ; Williams, op. cit., p.49, p.65.
- Barnes, Constantine and Eusebius, p.7 ; Bowman, op. cit., p.71 ; Corcoran, op. cit., p.40.
- Southern, op. cit., p.141 ; Williams, op. cit., p.50.
- Williams, op. cit., p.50.
- Panégyriques latins, II, 6, 4-5.
- Barnes, New Empire, p.57 ; Williams, op. cit., p.50.
- Barnes, Constantine and Eusebius, p.7.
- Panégyriques latins, II, 7, 7.
- Seston, op. cit., p.71
- Seston, op. cit., pp.73-74
- Rees, Layers of Loyalty, op. cit., p.31 ; Southern, op. cit., pp.142–143 ; Williams, op. cit., p.50.
- Barnes, Constantine and Eusebius, p.7 ; Corcoran, op. cit., p.40 ; Southern, op. cit., p.143 ; Williams, op. cit., p.50.
- Seston, op. cit., p.72.
- Williams, op. cit., pp. 50-51.
- Panégyriques latins, II, 12, 1-8.
- Seston, op. cit., p.101.
- Panegyrici Latini 8(5)12.2 ; Barnes, Constantine and Eusebius, p.7, p.288 ; Bowman, pp.72–73 ; Potter, op. cit., pp.284–285, p.650 ; Southern, op. cit., p.143 ; Williams, op. cit., p.55.
- Southern, op. cit., p.143 ; Williams, op. cit., p.55.
- Potter, p.285 ; Southern, p.144.
- Codex Justinianus 9.41.9 ; Barnes, New Empire, p.51 ; Potter, op. cit., p.285, p.650.
- Codex Justinianus 6.30.6 ; Barnes, New Empire, p.52 ; Potter, op. cit., p.285, op. cit., p.650.
- Chastagnol, op. cit., p.98.
- Seston, op. cit., p.232.
- Barnes, Constantine and Eusebius, p.8 ; Potter, p.285, p.288 ; Rees, Layers of Loyalty, p.69.
- Potter, p.285 ; Rees, Layers of Loyalty, p.69.
- Panegyrici Latini 11(3)2.4, 8.1, 11.pp.3–4, 12.2 ; Barnes, Constantine and Eusebius, p.8, p.288 ; Potter, op. cit., p.285, p.650.
- Potter, op. cit., p.285.
- Williams, op. cit., pp.62–64.
- Chastagnol, op. cit., p.99.
- Barnes, Constantine and Eusebius, pp.8–9 ; Barnes, New Empire, p.4, p.38 ; Potter, op. cit., p.288 ; Southern, op. cit., p.146 ; Williams, op. cit., pp.64–65.
- Barnes, Constantine and Eusebius, p.8, p.15 ; Williams, op. cit., p.71.
- Seston, op. cit., pp.103-104.
- Barnes, Constantine and Eusebius, pp.15–16 ; Barnes, New Empire, p.255.
- Barnes, Constantine and Eusebius, pp.15–16 ; Southern, p.150.
- Seston, op. cit., pp.106-108.
- Southern, p.150 ; Williams, pp.73–74 ; Barnes, Constantine and Eusebius, p.16.
- Seston, op. cit., p.110.
- Seston, op. cit., p.117.
- Seston, op. cit., pp.118-120
- Barnes, Constantine and Eusebius, p.16.
- Seston, op. cit., p.118.
- Barnes, Constantine and Eusebius, p.16 ; Barnes, New Empire, p.59.
- Odahl, op. cit., p.58 ; Williams, op. cit., p.75.
- Chastagnol, op. cit., p.101.
- Barnes, Constantine and Eusebius, p.16 ; Barnes, New Empire, p.59 ; Odahl, op. cit., p.58.
- Barnes, Constantine and Eusebius, p.16 ; Barnes, New Empire, p.56.
- Lactance, De mortibus persecutorum 8.4 ; Barnes, Constantine and Eusebius, p.16.
- Chastagnol, op. cit., p.105.
- Panegyrici Latini 7(6)15.16 ; Lactance De mortibus persecutorum 20.4 ; Potter, p.340 ; Southern, p.152, p.336.
- Potter, op. cit., p.340.
- Chastagnol, op. cit., pp.107-108.
- Barnes, Constantine and Eusebius, pp.25–27 ; Potter, op. cit., pp.341–42.
- Barnes, Constantine and Eusebius, p.27 ; Southern, op. cit., p.152.
- Southern, op. cit., p.152.
- Carrié et Rousselle, op. cit., p.220.
- Barnes, Constantine and Eusebius, pp.27–28 ; Barnes, New Empire, p.5 ; Lenski, op. cit., pp.61–62 ; Odahl, op. cit., pp.78–79.
- Barnes, Constantine and Eusebius, pp.30–32.
- Chastagnol, op. cit., p.111.
- Barnes, Constantine and Eusebius, p.32 ; Lenski, op. cit., p.64 ; Odahl, op. cit., p.89, p.93.
- Chastagnol, op. cit., p.112.
- Barnes, Constantine and Eusebius, p.32.
- Barnes, Constantine and Eusebius, pp.34–35 ; Elliott, op. cit., p.43 ; Lenski, op. cit., pp.65–66 ; Odahl, op. cit., p.93 ; Pohlsander, Emperor Constantine,p. 17 ; Potter, op. cit., p.352.
- Elliott, op. cit., p.43 ; Lenski, op. cit., p.68 ; Pohlsander, Emperor Constantine, p.20.
- Barnes, New Empire, p.34 ; Elliott, op. cit., p.45 ; Lenski, op. cit., p.68.
- Lactance, De mortibus persecutorum 30.1 ; Barnes, Constantine and Eusebius, pp.40–41, p.305.
- Carrié et Rousselle, op. cit., p.253.
- Modéran, op. cit., p.94.
- Chastagnol, op. cit., p.177.
- Barnes, Constantine and Eusebius, p.47.
- Barnes, New Empire, pp.265–66.
Bibliographies
Ouvrages en anglais
- (en) Timothy D. Barnes, Constantine and Eusebius, Cambridge, MA: Harvard University Press, 1981, 5e éd. (ISBN 978-0-674-16531-1) (LCCN 81004248)
- (en) Timothy D. Barnes, The New Empire of Diocletian and Constantine, Cambridge, MA: Harvard University Press, 1982 (ISBN 978-0-7837-2221-4) (OCLC 63985511)
- (en) Alan K. Bowman, The Cambridge Ancient History, Volume XII: The Crisis of Empire : Diocletian and the First Tetrarchy, Cambridge, édité par Alan Bowman, Averil Cameron, et Peter Garnsey. Cambridge University Press, 2005, 2e éd., relié (ISBN 978-0-521-30199-2) (LCCN 75085719), p. 67-89
- (en) Simon Corcoran, The Empire of the Tetrarchs: Imperial Pronouncements and Government, AD 284–324, Oxford, Clarendon Press, 1996, poche (ISBN 978-0-19-815304-7)
- (en) Simon Corcoran, The Cambridge Companion to the Age of Constantine : Before Constantine, New York, édité par Noel Lenski. Cambridge University Press, 2006 (ISBN 0-521-81838-9 pour la version reliée. ISBN 0-521-52157-2 pour la version brochée), p. 35-58
- (en) T. G. Elliott, The Christianity of Constantine the Great, Scranton, PA: University of Scranton Press, 1996, poche (ISBN 978-0-940866-59-1) (LCCN 96036046)
- (en) Noel Lenski, The Cambridge Companion to the Age of Constantine : The Reign of Constantine, New York, édité par Noel Lenski. Cambridge University Press, 2006 (ISBN 0-521-81838-9 pour la version reliée. ISBN 0-521-52157-2 pour la version brochée)
- (en) J. H. W. G. Liebeschuetz, Continuity and Change in Roman Religion, Oxford, Oxford University Press, 1979 (ISBN 978-0-19-814822-7) (LCCN 78040499)
- (en) Christopher S. Mackay, Classical Philology : Lactantius and the Succession to Diocletian, 1999, p. 198-209
- (en) C. E. V. Nixon et Barbara Saylor Rodgers, In Praise of Later Roman Emperors: The Panegyrici Latini, Berkeley, University of California Press, 1994 (ISBN 978-0-520-08326-4) (LCCN 93027872)
- (en) Odahl Charles Matson, Constantine and the Christian Empire, New York, Routledge, 2004 (ISBN 0-415-17485-6 pour la version reliée. ISBN 0-415-38655-1 pour la version brochée)
- (en) Hans Pohlsander, The Emperor Constantine., Londres et New York, Routledge, 2004 (ISBN 0-415-31937-4 pour la version reliée. ISBN 0-415-31938-2 pour la version brochée)
- (en) David S. Potter, The Roman Empire at Bay: AD 180–395, New York, Routledge, 2005 (ISBN 0-415-10057-7 pour la version reliée. ISBN 0-415-10058-5 pour la version brochée)
- (en) Roger Rees, Layers of Loyalty in Latin Panegyric: AD 289–307, New York, Oxford University Press, 2002 (ISBN 978-0-19-924918-3) (LCCN 2002066229)
- (en) Roger Rees, Diocletian and the Tetrarchy, Édimbourg, Edinburgh University Press, 2004, poche (ISBN 978-0-7486-1661-9)
- (en) Pat Southern, The Roman Empire from Severus to Constantine, New York, Routledge, 2001, poche (ISBN 978-0-415-23944-8)
- (en) Stephen Williams, Diocletian and the Roman Recovery, New York, Routledge, 1997, 1re éd., poche (ISBN 978-0-415-91827-5) (LCCN 96030213)
Ouvrages en français
- Jean-Michel Carrié et Aline Rousselle, L'Empire romain en mutation : des Sévères à Constantin, 192-337, Paris, Éditions du Seuil, 1999, 839 p. (ISBN 978-2-02-025819-7)
- André Chastagnol, L'Évolution politique, sociale et économique du monde romain, de Dioclétien à Julien : la mise en place du régime du Bas-Empire, 284-363, Paris, SEDES, 1985, 2e éd., 394 p. (ISBN 978-2-7181-3106-1)
- Édouard Galletier (texte établi et traduit par), Panégyriques latins, Paris, Collection des Universités de France, 1949-1952
- Yves Modéran, L'Empire romain tardif : 235-395 ap. J.-C., Paris, Ellipses, 2003, 256 p. (ISBN 978-2-7298-1158-7)
- William Seston, Dioclétien et la tétrarchie : 1. Guerres et réformes, 284-300, Paris, Éditions de Boccard, 1946, 399 p.
Sites internet
- (en) Michael DiMaio Jr., « Constantius I Chlorus (305–306 A.D. », De Imperatoribus Romanis, 1996. Consulté le 26 février 2010
- (en) Michael DiMaio Jr., « Galerius (305–311 A.D.) », De Imperatoribus Romanis, 1996. Consulté le 26 février 2010
- (en) Michael DiMaio Jr., « Maximianus Herculius (286–305 A.D) », De Imperatoribus Romanis, 1997. Consulté le 26 février 2010
- (en) Michael DiMaio Jr., « Maxentius (306–312 A.D.) », De Imperatoribus Romanis, 1997. Consulté le 26 février 2010
- (en) Ralph W. Mathisen, Diocletian « Diocletian (284–305 A.D.) », De Imperatoribus Romanis, 1997. Consulté le 26 février 2010
- (en) Hans Pohlsander, « Constantine I (306 - 337 A.D.) », De Imperatoribus Romanis, 2004. Consulté le 26 février 2010
Articles scientifiques
- André Chastagnol, « Les années régnales de Maximien Hercule en Egypte et les fêtes vicennales du 20 novembre 303 », Revue numismatique, sur Persée.fr, 1967, p. 54-81. Consulté le 3 mars 2010
- Aline Rousselle, « La chronologie de Maximien Hercule et le mythe de la Tétrarchie », Dialogues d'histoire ancienne, sur Persée.fr, 1976, p. 445-466. Consulté le 3 mars 2010
Voir aussi
- Antiquité tardive
- Tétrarchie
- Serge et Bacchus de Rasafa, officiers de l'armée de Maximien, exécutés pour avoir été Chrétiens
- Panégyrique de Maximien par Mamertin in Panégyriques latins
Liens externes
- Biographie de Maximien Hercule sur empereurs-romains.net. Consulté le 26 février 2010