Personnage imaginaire, les pillywiggins sont de minuscules fées gardiennes de la flore, connues du folklore anglais où ils appartiennent à la cour seelie. Ils sont représentés avec des antennes et des ailes de papillon ou de libellule, et passent leur temps à s'amuser. Décrits par Pierre Dubois dans La Grande Encyclopédie des fées et Leçons d'elficologie, les pillywiggins sont mis en scène dans des romans de fantasy en langue anglaise, ainsi qu'une chanson enfantine.
Les pillywiggins sont une personnification de « l’essence divine des plantes »1. Leur nom pourrait être originaire du comté anglais Dorset2, bien que les fées ou esprits des fleurs soient connus de plusieurs traditions autour du monde3 : les pixies remplissent les mêmes fonctions3, de même que les alvens de Hollande et certaines fées à la frontière de l'Ardenne belge4.
Selon Pierre Dubois, ils sont les plus minuscules de la gent elfique avec les Tiddy du Lincolnshire, et mesurent un centimètre de haut. « Merveilleusement beaux » grâce à leurs attributs de papillon, ils possèdent le pouvoir de changer de taille ou d'apparence, et affectionnent les parcs et jardins anglais, dans toutes les régions du Royaume-Uni sauf les Midlands, ainsi qu'en Irlande. Ils y passent leur temps à jouer et à batifoler. Ce sont des esprits gardiens de la petite flore, vivant au rythme des plantes qu'ils protègent et hibernant de novembre à avril, jusqu'au chant du coucou4.
Ils ignoreraient les humains, préférant danser parmi les fleurs sauvages (un ouvrage de fiction évoque la digitale ou la campanule5, mais le folklore anglais retiendrait surtout la tulipe6), à l'ombre de grands chênes3, où ils se trouvent habituellement7. Leur caractéristique commune serait d'être silencieux, bien qu'une comptine dans un livre enfantin d'Australie affirme qu'ils chantent8. D'après l'auteur de Faery Wicca Edain McCoy, qui classe ces fées parmi les élémentaires9, la reine des pillywiggins se nommerait Ariel et chevaucherait des chauves-souris3.
Leurs représentations populaires les montrent chevauchant des abeilles de fleur en fleur, ou eux-mêmes de la taille d'une abeille7. Les Flower Fairies de Cicely Mary Barker sont très proches de la représentation des pillywiggins4. Dans son ouvrage de littérature d'enfance et de jeunesse Leçons d'elficologie, Pierre Dubois présente une planche qui met en scène la métamorphose d'une jeune pillywiggin en fée-papillon10. Lire la suite