Par Radio-Canada | Radio Canada – 25 juillet 2011
Nafissatou Diallo, la femme de chambre qui accuse Dominique Strauss-Kahn de l'avoir agressée sexuellement dans l'hôtel Sofitel de New York en mai dernier, a accordé des entrevues aux médias pour la première fois. Elle a répondu aux questions du magazine Newsweek ainsi qu'à celles de la chaîne américaine ABC.
La femme de 32 ans affirme qu'elle ne désire pas se retrouver sous les projecteurs, mais dit qu'elle a pris la décision de parler aux médias pour laver son honneur après que sa crédibilité eut été mise en cause dans cette affaire.
Dans l'entrevue accordée à Newsweek, elle raconte sa version de l'incident en affirmant que « cet homme aux cheveux blancs » qui sortait de la salle de bain nu, alors qu'elle croyait la chambre qu'elle voulait nettoyer vide, lui avait « paru fou ».
Selon elle, l'ancien patron du Fonds monétaire international (FMI) lui aurait alors dit « vous êtes belle », avant de se jeter sur elle malgré ses protestations.
Nafissatou Diallo affirme ensuite que lorsqu'elle a tenté de se défendre, elle n'a pas voulu faire mal à Dominique Strauss-Kahn, parce qu'elle craignait de perdre son emploi si elle blessait un client de l'hôtel.
Après la présumée agression, Mme Diallo dit qu'elle a couru hors de la chambre. « Je ne me suis pas retournée, j'ai couru dans le corridor. J'étais tellement nerveuse, j'avais tellement peur. » Elle soutient qu'ensuite, Dominique Strauss-Kahn, habillé et muni de ses bagages, est sorti de la chambre et s'est dirigé vers l'ascenseur. Avant d'y monter, raconte-t-elle, il l'a regardée dans les yeux, la tête inclinée. « Il n'a rien dit. »
Mme Diallo se souvient qu'au lendemain de l'agression, lorsqu'elle regardait les nouvelles et qu'elle a compris que l'homme qu'elle accusait était très puissant, elle s'est dit qu'on allait la tuer.
Dominique Strauss-Kahn a été arrêté le 14 mai. Il a passé une nuit en prison, puis a été assigné à résidence. Au début du mois de juillet, l'affaire a connu un rebondissement spectaculaire lorsque le procureur a mis en doute la crédibilité de la plaignante relativement à des détails sur son passé et à des éléments de son témoignage. Depuis, l'assignation à résidence imposée à Strauss-Kahn a été levée.
Par ailleurs, selon une enquête du New York Times, des dépôts auraient été effectués au cours des deux dernières années dans le compte de la femme de 32 ans, certains s'élevant à 100 000 $, ce qui a soulevé de possibles liens avec des activités criminelles. À ce sujet, dans l'entrevue avec Newsweek, Nafissatou Diallo répond qu'elle a donné ses informations bancaires à Amara Tarawally, l'homme qui a fait ces dépôts, parce qu'il était un ami et qu'elle « lui faisait confiance ». Elle dit qu'elle ignorait qu'il voulait faire transiter de l'argent dans son compte, et assure qu'elle n'a jamais reçu d'argent de lui.
Une campagne médiatique, selon les avocats de Strauss-Kahn
William Taylor et Benjamin Brafman, les avocats de Dominique Strauss-Kahn, ont déclaré que les entrevues accordées à la presse par la plaignante n'étaient rien de plus qu'un « cirque malhonnête » destiné à enflammer l'opinion publique.
L'ancien dirigeant du FMI doit de nouveau comparaître devant un tribunal de New York le 1er août. Les procureurs doivent décider au cours des prochaines semaines s'ils vont de l'avant avec les accusations et si un procès doit avoir lieu.
Nafissatou Diallo, la femme de chambre qui accuse Dominique Strauss-Kahn de l'avoir agressée sexuellement dans l'hôtel Sofitel de New York en mai dernier, a accordé des entrevues aux médias pour la première fois. Elle a répondu aux questions du magazine Newsweek ainsi qu'à celles de la chaîne américaine ABC.
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| Dominique Strauss-kahn |
Dans l'entrevue accordée à Newsweek, elle raconte sa version de l'incident en affirmant que « cet homme aux cheveux blancs » qui sortait de la salle de bain nu, alors qu'elle croyait la chambre qu'elle voulait nettoyer vide, lui avait « paru fou ».
Selon elle, l'ancien patron du Fonds monétaire international (FMI) lui aurait alors dit « vous êtes belle », avant de se jeter sur elle malgré ses protestations.
Nafissatou Diallo affirme ensuite que lorsqu'elle a tenté de se défendre, elle n'a pas voulu faire mal à Dominique Strauss-Kahn, parce qu'elle craignait de perdre son emploi si elle blessait un client de l'hôtel.
Après la présumée agression, Mme Diallo dit qu'elle a couru hors de la chambre. « Je ne me suis pas retournée, j'ai couru dans le corridor. J'étais tellement nerveuse, j'avais tellement peur. » Elle soutient qu'ensuite, Dominique Strauss-Kahn, habillé et muni de ses bagages, est sorti de la chambre et s'est dirigé vers l'ascenseur. Avant d'y monter, raconte-t-elle, il l'a regardée dans les yeux, la tête inclinée. « Il n'a rien dit. »
Mme Diallo se souvient qu'au lendemain de l'agression, lorsqu'elle regardait les nouvelles et qu'elle a compris que l'homme qu'elle accusait était très puissant, elle s'est dit qu'on allait la tuer.
Dominique Strauss-Kahn a été arrêté le 14 mai. Il a passé une nuit en prison, puis a été assigné à résidence. Au début du mois de juillet, l'affaire a connu un rebondissement spectaculaire lorsque le procureur a mis en doute la crédibilité de la plaignante relativement à des détails sur son passé et à des éléments de son témoignage. Depuis, l'assignation à résidence imposée à Strauss-Kahn a été levée.
Par ailleurs, selon une enquête du New York Times, des dépôts auraient été effectués au cours des deux dernières années dans le compte de la femme de 32 ans, certains s'élevant à 100 000 $, ce qui a soulevé de possibles liens avec des activités criminelles. À ce sujet, dans l'entrevue avec Newsweek, Nafissatou Diallo répond qu'elle a donné ses informations bancaires à Amara Tarawally, l'homme qui a fait ces dépôts, parce qu'il était un ami et qu'elle « lui faisait confiance ». Elle dit qu'elle ignorait qu'il voulait faire transiter de l'argent dans son compte, et assure qu'elle n'a jamais reçu d'argent de lui.
Une campagne médiatique, selon les avocats de Strauss-Kahn
William Taylor et Benjamin Brafman, les avocats de Dominique Strauss-Kahn, ont déclaré que les entrevues accordées à la presse par la plaignante n'étaient rien de plus qu'un « cirque malhonnête » destiné à enflammer l'opinion publique.
L'ancien dirigeant du FMI doit de nouveau comparaître devant un tribunal de New York le 1er août. Les procureurs doivent décider au cours des prochaines semaines s'ils vont de l'avant avec les accusations et si un procès doit avoir lieu.
