L'accident minier de Copiapó est un effondrement survenu le 5 août 2010 dans la mine de cuivre et d'or de San José au nord de Copiapó au Chili, qui laissa 33 mineurs bloqués sous terre. Initialement considérés comme morts, ces derniers surnommés Los 33[1],[2] ont pu se mettre à l'abri dans un refuge de la mine et donner un signe de vie. Les opérations de sauvetage qui durèrent plus de deux mois eurent un très fort retentissement national et international. Leur remontée à la surface, un à un, le 13 octobre 2010 après 69 jours sous terre se déroula en présence du président du Chili, Sebastián Piñera et fut diffusé en direct par plusieurs télévisions à travers le monde.
Histoire
Les mineurs, pris au piège à 688 mètres de profondeur et à environ 5 km de l'entrée de la mine, se sont installés dans un refuge de sécurité. La mine avait des précédents d'instabilité qui a conduit à des accidents, dont un décès.
Bien que les autorités aient eu peu d'espoir de les retrouver vivants, elles poursuivirent néanmoins les recherches en envoyant plusieurs sondes par les puits d'aérage. Plusieurs jours après l'accident, une sonde équipée d'une micro-caméra vidéo a pu localiser les mineurs vivants. Un projet de creusement d'un forage de 66 cm de diamètre et de plus de 688 m de profondeur a mis plus de deux mois pour les en sortir. Des vivres, des messages de leurs familles — rassemblées à proximité, dans un campement vite baptisé « Esperanza » (« Espoir ») — et des divertissements (en raison des signes de dépression) leur sont transmis en attendant leur délivrance.
Les mineurs ont contribué eux mêmes à leur sauvetage en évacuant la masse énorme de débris de forage qui s'est écoulée par le bas du forage pilote. Une masse de débris de l'ordre de 750 à 1500 tonnes en fonction du diamètre du forage réalisé (de 70 cm à 1 m de diamètre) a été déblayée en continu par les mineurs organisés en plusieurs équipes.
Le forage du puits de secours est terminé le 9 octobre 2010[3]. Il a fallu 33 jours de forage pour atteindre les 33 mineurs[4]. Le premier mineur, Florencio Avalos, est remonté à la surface grâce à une étroite capsule baptisée Fenix 2 (Phoenix en français, par allusion à la "renaissance" des mineurs extraits de la mine) le mercredi 13 octobre 2010, vers 00 h 12[5], heure locale, après 69 jours passés coupé du monde à 700 mètres sous terre. Le 33ème et dernier mineur, Luis Urzúa, rejoint finalement la surface à 21 h 55, heure locale. L'opération s'achève 3 heures plus tard avec la remontée du dernier secouriste, Manuel González, qui fut aussi le premier à descendre.
Isolement
Durant leur blocage au sein de la mine, les mineurs chiliens et boliviens ont pu bénéficier de la télévision avec laquelle ils ont pu suivre les matchs de l'équipe nationale de football du Chili. Les mineurs ont aussi pu communiquer avec leur famille à l'aide d'un cable téléphonique.Des images vidéo des mineurs ont été tourné durant tout leur blocage.
Notes et références
1. ↑ « Les 33 » est un raccourci journalistique hispanophone pour désigner les 33 mineurs (32 chiliens et un bolivien) piégés sous terre.
2. ↑ Les 33 mineurs sont également rapidement appelés « terranautes », allusion faite aux similitudes entre leur situation sous terre et le confinement que connaissent les astronautes dans les navettes et stations spatiales.
3. ↑ http://www.lexpress.fr/actualites/2/la-longue-attente-des-33-mineurs-chiliens-touche-a-sa-fin_926447.html
4. ↑ http://www.leparisien.fr/international/sauvetage-des-mineurs-chiliens-scenes-de-joie-au-moment-de-la-jonction-09-10-2010-1102700.php
5. ↑ http://www.radio-canada.ca/nouvelles/International/2010/10/12/009-chili-sortie-mineurs.shtml