Tout ce que vous voulez savoir sur le baiser (ou presque)
Dans le livre The Science of Kissing, la biologiste et chercheuse de l'université du Texas Sheril Kirshenbaum propose une étude poussée du baiser sous ses aspects biologique, historique, culturel, psychologique et même zoologique. On y apprend notamment que les humains se rappellent étonnamment bien de leur premier baiser, dont les détails sont mieux ancrés dans la mémoire «que leur première expérience sexuelle». La plupart d'entre nous se rappelleraient même 90% des détails de son premier baiser. Kirshenbaum a passé deux ans à compiler les informations sur le sujet.
Et les résultats des études menées à travers le monde sont souvent surprenants. Quand des scientifiques de Pennsylvanie ont mesuré la réponse hormonale de couples de longue durée qui s'embrassent, ils s'attendaient à voir des hormones telles que l'ocytocine, qui est associée à la formation du lien affectif, augmenter avec le nombre de baisers et de câlins. Mais au lieu de cela, les niveaux ont baissé, sans que les chercheurs ne comprennent vraiment pourquoi. Cette expérience démontre «la difficulté d'étudier un sujet aussi émotionnel que le baiser», écrit Kirshenbaum.
Kirshenbaum a retrouvé un nombre fascinant de détails sur le baiser humain, dont les premières traces se retrouvent dans l'Inde du IIe siècle après J.C, rapporte Deborah Blum du New Scientist, qui a été séduite par le livre. La chercheuse raconte comment un livre du XVIIe siècle identifie 20 différents types de baisers, et y consacre 1.000 pages, ou encore la manière dont le «baiser européen», soit la rencontre désordonnée de deux bouches, a peu à peu conquis des continents où une telle pratique était considérée comme impropre. Les critiques littéraires ne tarissent pas d'éloges sur l'ouvrage. Jeff Lowenfels écrit dans le New York Journal of Books:«C'est sans doute une bonne chose que le livre n'ait pas été publié quand Louis Armstrong chantait A kiss is just a kiss [un baiser n'est qu'un baiser]... Lire la suite sur Slate.fr
