Une
homéotéleute (en grec :
ὁμοιοτέλευτος, de
όμοιος homoios : « semblable » et
τελευτή :
teleutê : « fin, finalité »), parfois écrite « homoïotéleute », ou encore « homoïotéleuton », est une
figure de style qui consiste en la répétition d'une ou de plusieurs
syllabes finales
homophones, soit de
mots, de
vers ou de
phrase.
La
prose utilise particulièrement les ressources
stylistiques de l'homéotéleute, comme dans cette phrase de
Raymond Queneau, dans
Exercices de style (chapitre « Homéotéleutes »), qui joue sur la répétition du groupe phonique « -cule » et de ses variables harmoniques « -ulbe » et « -ule » :
- EX : « Un jour de canicule sur un véhicule où je circule, gesticule un funambule au bulbe minuscule ».
L'homéotéleute est une ressource phonique dans la fabrication de
jeu de mots, proche d'autres figures sonores comme l'
allitération, l'
assonance ou le
tautogramme. La visée recherchée peut alors être le
comique ou l'
insistance. Utilisée en poésie, au théâtre, dans le conte, le roman ou dans les slogans publicitaires, l'homéotéleute participe surtout de la création d'un
rythme poétique, en faisant résonner l'
homophonie des mots mis en reliefs, dans les vers ou les phrases.