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Science - Le sang laissé par un criminel peut, en outre de son identité, trahir aussi son âge

Dans la rubrique des faits divers ou dans les feuilletons de police scientifique, il se passe rarement une semaine sans qu'une analyse ADN confonde un suspect ou bien le mette hors de cause. Dans les enquêtes et devant les tribunaux, c'est désormais une arme fatale. Encore faut-il que l'ADN recueilli sur les scènes de crime corresponde à celui d'un suspect ou à celui d'une personne enregistrée dans le Fichier national des empreintes génétiques (Fnaeg). Si ce n'est pas le cas, les poils, le sperme, le sang, la salive, les cellules de peau retrouvés par terre, sur la victime, sous ses ongles, sur un mégot, ne servent pas à grand chose, si ce n'est à enlever des noms de la liste des coupables potentiels.

L'ADN pourrait bientôt quitter ce rôle passif, purement comparatif, et donner des pistes aux enquêteurs. Comment ? A partir de marqueurs, on va prédire avec un bon degré de confiance certaines caractéristiques physiques du criminel. On est certes encore très loin de dessiner le portrait-robot de ce dernier à partir de son ADN car la complexité biologique de ce qui donne son apparence extérieure à un être humain est immense. Néanmoins, si l'on sait que l'assassin est une femme blonde aux yeux bleus, les policiers chercheront plutôt une Grace Kelly qu'un Jackie Chan pour résoudre ce crime qui est presque parfait...
Cette prédiction des caractères observables à partir de l'ADN a commencé il y a peu avec la couleur des yeux, qui n'est pas, à vrai dire, une piste forcément discriminante sauf si l'assassin d'un restaurateur asiatique en plein Chinatown a les yeux bleus. Une nouvelle étude, néerlandaise, publiée dans Current Biology le 23 novembre pourrait intéresser davantage les spécialistes de la police scientifique, car elle parvient à déterminer avec une précision correcte l'âge d'une personne à partir de l'analyse de globules blancs. Pour comprendre comment cela fonctionne, entrons brièvement dans la machinerie du corps humain... Lire la suite sur Slate.fr